La souscription d’une mutuelle santé

La Sécurité sociale ne prend en charge qu’une partie des frais médicaux. Il est possible de compléter les remboursements en souscrivant une complémentaire santé. À tarif équivalent, les offres proposées peuvent cependant comporter des niveaux de couverture très variables. Découvrez comment choisir le bon contrat au meilleur prix, sans diminuer pour autant votre protection. 

Pourquoi souscrire une mutuelle santé ?

La Sécurité sociale ne couvre qu’une certaine proportion des dépenses médicales de ses assurés : environ 70 % en France et 90 % en Alsace-Moselle. Ce seuil peut toutefois varier selon le type d’acte concerné. Si les affections de longue durée bénéficient généralement d’un haut niveau de remboursement, il n’en va pas de même concernant, par exemple, les frais d’optique ou certaines prestations dentaires.

On appelle « reste à charge » la part des débours qui revient au patient. Une mutuelle complémentaire peut cependant la couvrir en partie ou en totalité. Depuis le 1er janvier 2016, il s’agit même d’une obligation légale. Si les employeurs proposent désormais systématiquement une assurance santé à leurs salariés, ces derniers peuvent préférer souscrire un contrat personnalisé afin d’optimiser leur niveau de protection.

Les caractéristiques des contrats

Une complémentaire de base pourra prendre en charge un acte médical jusqu’à hauteur de son « tarif de convention » défini par la Sécurité sociale, tandis que les éventuels dépassements d’honoraires ne seront couverts que par une mutuelle plus complète. Même à niveau de cotisation comparable, la protection offerte peut se révéler très variable d’un contrat à l’autre. De nombreuses configurations existent, qu’il convient d’examiner au cas par cas.

Beaucoup de mutuelles limitent leurs remboursements. Instauration de franchises, nombre maximum d’actes identiques couverts durant une période donnée… comparer différents contrats nécessite de prêter attention aux détails. Certaines complémentaires santé se focalisent sur une thématique : une mutuelle pourra proposer une excellente couverture des frais d’hospitalisation, mais réduire celle d’actes plus spécifiques afin de modérer les cotisations. La souscription d’une surcomplémentaire permet d’étendre encore la protection offerte, notamment sur des points particuliers (orthodontie, implants dentaires, médecines douces…).

Le calcul des primes

Âge, sexe, facteurs individuels… de nombreux critères peuvent influencer le montant des primes. Il faut savoir que toutes les complémentaires santé ne sont pas des mutuelles. Fondées sur un principe de solidarité, ces dernières poursuivent un but non lucratif. Elles ne peuvent pas effectuer de sélection parmi les assurés en fonction de leurs antécédents médicaux ni individualiser leurs mensualités sur cette base. Il existe aussi des assurances à but lucratif, autorisées à sélectionner les risques pris en charge et à moduler les cotisations selon les résultats d’un questionnaire médical.

Conscient des enjeux, le gouvernement a instauré une aide à la souscription d’une complémentaire santé. Cette mesure prend la forme d’un chèque au montant forfaitaire, variable selon l’âge. Elle est destinée aux personnes touchant des revenus modestes, mais ne pouvant pas prétendre à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C).

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